L’observation de départ

Le marché du tapis berbère algérien s’est effondré au cours des deux dernières décennies. Plusieurs raisons : la concurrence des productions industrielles bas de gamme importées, la disparition progressive des intermédiaires éthiques, l’absence de canal de vente directe à l’étranger pour les ateliers ruraux.

Conséquence directe : les jeunes femmes des vallées qui sont normalement les héritières du métier choisissent autre chose. Le savoir-faire se transmet de moins en moins. Dans certaines cités du M’zab, la moyenne d’âge des tisserandes actives dépasse cinquante ans.

Le pari

Court-circuiter les intermédiaires. Payer 50 % au-dessus du prix d’atelier local. Documenter chaque pièce, nommer chaque tisserande. Vendre directement en Europe et en Afrique de l’Ouest depuis un seul point physique au Bénin.

Si ça marche, ça donne aux ateliers une raison économique de continuer. Si ça ne marche pas, on aura quand même appris ce qu’il faut savoir pour la prochaine tentative.


Manifeste placeholder. Version définitive à écrire en discussion avec les ateliers du M’zab.